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Ostéopathie

 


Qu’es-ce que l’ostéopathie ?

 

Fondateur de cette discipline, A. Still écrivait en 1910 : « L’ostéopathie repose sur la perfection de l’œuvre de la nature. Quand toutes les parties du corps humains sont en ordre, nous avons la santé. Quand elles ne le sont pas, c’est la maladie. Le fait de les réajuster fait disparaître la maladie et redonne la santé. Le travail de l’ostéopathe est de rétablir une situation normale dans l’organisme à partir d’une situation anormale : il en résultera la santé » (Ostéopathy, Research and Practice, 1910). Ainsi les fondements de cette discipline sont :

1. La nécessité d’avoir un organisme dans sa totalité en bon état pour affronter la maladie.

2. Le rôle perturbateur des dérangements musculo-squelettiques (appelés lésions).

3. L’importance de leurs détections et de leurs corrections par des techniques manuelles spécifiques.

 

En ostéopathie, l’individu est considéré comme un ensemble de systèmes en relation permanente, entre eux et avec leur environnement. Il existe une relation d’inter-dépendance entre la structure (ex : une articulation) et la fonction (ex : la locomotion). Ce concept se rapproche de celui d’un écosystème, bien connu en écologie. Pour schématiser, nous pourrions dire que :

1. Il existe deux types de variables environnementales (externes à l’individu) : les stimulus et les éléments nutritifs. Ces variables sont intégrées par l’individu grâce à des récepteurs et au système d’assimilation.

2. Les systèmes circulatoire, hormonal et nerveux sont en inter-relations et concourent à transformer les variables environnementales en variables d’état de l’individu (interne à l’individu).

3. Les systèmes locomoteur, sexuel et excréteur traduisent les réponses de l’individu à ces variables dans l’environnement.

 

Qu’es ce qu’une lésion ?

 

Au sens médical strict du terme, la lésion est l’altération d’une structure (cellule, tissu, organes, etc). En ostéopathie, cette altération est d’ordre fonctionnel, c'est-à-dire qu’elle reste dans les limites imposées par la physiologie de l’individu. Il s’agit donc d’une dysfonction d’amplitude réduite (comparativement à la médecine classique) mais dont la répercussion fonctionnelle peut être de grande ampleur. Ainsi, lorsque la réponse de l’organisme à une variable environnementale persiste anormalement lorsque la contrainte a cessé, il s’agit d’une lésion au sens ostéopathie du terme. Cette dysfonction s’accompagne d’une restriction de mobilité partielle ou totale à même de conditionner la vascularisation et de perturber la fonction. L’objectif principal en ostéopathie est de restaurer de façon rapide et durable toute restriction de la mobilité des structures composant l’individu. Deux grandes approches sont classiquement utilisées en ostéopathie : la technique structurelle et la technique fluidique.

 

Particularités de l’ostéopathie équine.

 

Tout ce qui a été défini jusqu’à présent reste vrai lorsque le sujet est le cheval. Deux points sont cependant plus importants chez le cheval (et les équidés en général : ânes, zèbres et cheval) :

 

1. C’est une espèce dont l’évolution naturelle en a fait les mammifères terrestre le plus rapide en rapport de sa taille. Son anatomie traduit une adaptation poussée à la locomotion et en particulier à la course sur de longues distances (comparativement aux autres mammifères).

2. Il est utilisé de nos jours à fins sportives ou de loisir qui demandent une intégrité maximale de sa fonction locomotrice.

 

Ainsi, chez le cheval, il est indispensable de connaître sa biomécanique et de savoir analyser par l’observation les dysfonctions. Le concours du cavalier et/ou du propriétaire sont indispensables pour l’approfondissement du diagnostic et/ou de la rééducation car ce sont eux qui côtoient le cheval au quotidien. L’ostéopathie ne saurait effectuer un travail complet sans le concours du maréchal ferrant du vétérinaire et du dentiste. L’intégrité du cheval dans son ensemble, et sur un long terme, passe par un travail en commun de ces quatres disciplines.